Pourquoi une psychothérapie ?

"Il faut aller à la vérité avec toute son âme."
Platon


Pourquoi aller voir un "psy" ?

Il est illusoire de vouloir citer toutes les raisons qui peuvent amener à prendre rendez-vous avec un « psy ». Vous trouverez ci-dessous une liste de motifs et quelques thèmes que j’ai un peu développés.

Fort heureusement, la psychothérapie est devenue beaucoup plus commune aujourd’hui. Pas besoin d’attendre de se considérer comme « fou » ou « folle », d’être en rupture totale avec la réalité pour aller consulter.

Nous avons tous de manière plus ou moins importante et s’exprimant chacun à notre manière, nos « grains de folie », nos fragilités, nos rigidités, nos mécanismes de protections, nos mémoires douloureuses, nos histoires traumatiques liées à des violences plus ou moins caractérisées, etc…

Ces mémoires sont parfois non conscientes, ou conscientes mais toujours « actives » et notre corps continue à réagir malgré nous dans certaines situations. Nous nous trouvons parfois débordés par des émotions désagréables, des angoisses, des peurs, de la colère, frustration, dégoût, etc, des réactions que nous trouvons irrationnelles et qui ne sont pas « contrôlables ».

Tout va « à peu près bien » jusqu’au jour où nous n’arrivons plus à « gérer » certaines situations, où une accumulation d’événements, ou un événement traumatique majeur -deuil, abandon, déception amoureuse, etc-, dépasse notre capacité à faire face seul-e- à la situation.

Mais toute période de « crise » est l’occasion d’explorer, de revisiter nos « névroses » pour mieux les traverser. Avec une approche dite ‘holistique’ telle que la Gestalt-thérapie, par ex., c’est à dire prenant en compte toutes les dimensions de l’être -cognitive, émotionnelle, corporelle, sociale, spirituelle, etc- , cette exploration permet de se (re)connecter profondément à soi-même. Certains outils peuvent également venir enrichir le processus de transformation par un travail plus spécifique sur les traumas, les phobies, les angoisses (processus corporels, EFT, Somatic Experiencing®, etc).

Prendre ce temps pour soi est un cadeau qu’on se fait. C’est accepter un soutien qui n’est là ni pour juger ni pour conseiller, permettant de traverser certaines difficultés et les transformer, d’aller vers plus de sens ou d’épanouissement en prenant la pleine responsabilité de nos choix, pour notre profit et celui de notre entourage. C’est un travail parfois exigeant mais qui est une forme d’engagement vers plus de conscience, vers plus de proximité avec notre humanité.

Quelques motifs de consultation :

  • Période difficile suite à un événement traumatique (divorce, maladie, deuil,…)
  • Souffrance psychologique récurrente (phobies, angoisses, anxiété, panique, dépression,…)
  • Problèmes affectifs ou difficultés relationnelles (attachement, timidité, estime de soi, relations amoureuses, familiales, sociales, amicales…)
  • Modifier des comportements répétitifs ou freinant l’épanouissement (addictions à des substances ou comportements addictifs, obsessions, dysfonctions sexuelles,…)
  • Traverser une crise existentielle (réorientation de carrière, perte de sens,…)
  • Besoin de faire le point avec soi-même, avec ses rêves, sa vie, d’aller vers sa créativité intérieure, d’accepter ses fragilités, de faire la paix avec son passé,…

 Il est également indiqué pour les personnes qui ont des troubles psychiques importants de suivre une psychothérapie, qui se fera alors en lien avec leur suivi psychiatrique et/ou médical.

 

"Travailler" sur soi ?

Quand on parle de travail sur soi, de quoi parle-t-on ?

Cette expression devenue courante n’évoque peut-être pas tout à fait un « travail », pourtant, regarder sans complaisance, mais avec bienveillance, la manière dont on fonctionne, demande quelques efforts.

En effet, une psychothérapie peut être vue comme un engagement envers soi-même pour aller vers plus de conscience et ainsi transformer sa manière d’être au monde et d’être en lien, quand elle ne nous convient plus, quand elle n’est plus adaptée à nos aspirations d’aujourd’hui.

Cette démarche permet de prendre conscience, à travers la relation avec le thérapeute, de la manière unique dont nous sommes en lien avec notre environnement, et notamment quels mécanismes de protection ou d’adaptation nous avons développé dans notre histoire.

Ces mécanismes sont ancrés en nous dans toutes les dimensions de notre être, y compris corporellement, avec des mémoires qui peuvent se réactiver à notre insu en lien avec notre entourage (travail, amis, famille, couple).

Prendre conscience et ressentir ces « impasses de contact » est une première étape pour déconstruire certains automatismes et reconstruire de nouvelles façons d’être dans la relation avec plus de liberté dans nos choix.

Changer d'angle de vue ?

Le regard d’un tiers bienveillant et sans jugement permet automatiquement de déplacer le point de vue habituel, l’interprétation que l’on donne aux situations.

En interrogeant les évidences, le thérapeute permet parfois simplement de décaler l’angle de vue d’un mode de fonctionnement figé ou répétitif, à travers l’expérience qu’il a de sa manière d’être en lien à lui, connaissant ses propres impasses relationnelles.

Ainsi un dialogue sincère et profond (dialogue herméneutique) permet d’élaborer ensemble un nouveau sens à certains fonctionnement figés (gestalts inachevées) sources de répétitions et de souffrances.

Faire la paix avec ses blessures ?

C’est un vaste programme me direz-vous ?

En effet, comme tout chemin qui va vers la connaissance de soi, il n’a pas vraiment de fin… Ça peut paraître parfois décourageant, mais il est important juste de lancer le mouvement, de faire un pas devant l’autre pour sortir du figement, de constater que l’on avance et de prendre plaisir à chaque pas, plutôt que de se concentrer sur un but final inaccessible…

Contacter nos blessures permet d’amorcer ce mouvement et de transformer nos souffrances en les assimilant comme autant de parties de nous-même, de notre histoire. Faire la paix avec soi et avec nos zones d’ombres nous mène vers la lumière… en donnant une forme unique au « tronc » de notre vie, même s’il est tortueux et que ses racines vont puiser loin dans la terre…

Quelle identité ?

Peut-être que si l’on n’y pense pas ça paraît évident ?

Qui suis-je ? Une question qui donne le vertige ?

Au sein d’une société en perpétuel mouvement dans ses valeurs et ses repères, où est ma place ? Où sont mes racines ? Quelles sont mes valeurs ? Comment je me définis ? Quelles sont les masques que j’emprunte selon les circonstances ? Quel est l’image que je me fais de moi, ou que les autres ont de moi ? Est-ce que ce que je pense que les autres pensent de moi est ce qu’ils pensent réellement ?…

Que de questions typiques de « psy », non ? Certainement… et comme souvent dans ce domaine il est plus rapide de poser les questions que de tenter d’y répondre. Et prendre le temps d’y répondre est un temps précieux et utile.

Dérouler le fil de nos représentations en lien avec nos origines, nos racines, notre culture, permet de se situer avec nos points communs et nos différences, et de revenir à des choix plus conscients sur ce que nous souhaitons conserver de nos « ancêtres » et ce qui nous paraît inutile ou encombrant.

Entre appartenance et différence, chacun peut choisir où il place le curseur à chaque instant, dans la mesure où il prend la liberté d’explorer là où il se situe.

Questions
de genre ?

De quoi parle-t-on ?

Il est important déjà de dissocier la question du désir de celle de l’identité. Comment je me sens dans mon sexe biologique n’est pas en rapport avec mon orientation sexuelle. Ce sont deux questions différentes.

Explorer le rapport unique et particulier que l’on a avec son sexe biologique représente une quête individuelle que peut soutenir une psychothérapie.

De nombreuses questions existent autour du « transsexualisme » ou du « transvestisme » : Être un homme, être une femme ? Quels sont mes questionnements autour de mon genre ?
Être viril, être féminine ? Qu’est-ce que ça signifie pour moi d’être un homme ou une femme ?
ex : Je me sens être un homme mais je ne me reconnaît pas dans le portrait de l’homme viril. Comment puis-je vivre plus sereinement cette contradiction ? Suis-je le seul dans ce cas-là ?
Certaines personnes envisagent un changement de sexe (ce qu’on appelle « transsexualisme »), comment puis-je être  accompagné(e) dans les différentes phases qui peuvent m’amener à décider une opération ? Il faut savoir qu’il existe un protocole de 5 à 7 ans pour changer de sexe, correspondant à tout un cheminement intérieur.

Questions de couple ?

Je traverse une crise dans mon couple, j’ai besoin de faire le point ?

Avec mon ou ma partenaire, nous sommes d’accord pour donner une chance à notre couple d’évoluer, de transformer certains dysfonctionnements qui deviennent trop importants ?

Est-ce que je dois envisager une thérapie de couple ou je peux parler de mon couple lors d’une thérapie individuelle ?

Ces questions sont à voir bien sûr en séance, mais un premier point important est déjà de voir si votre conjoint-e- est prêt-e- pour vous accompagner sur ce chemin. Si c’est un refus catégorique, une thérapie de couple est plus compliquée à envisager… Il peut alors être intéressant de vous occuper de vous, de votre bout de la relation, dans la mesure où tout changement dans votre manière d’être en lien a forcément une influence sur votre relation de couple.

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